En 2010, Laurent Gbagbo, président sortant de la Côte d'Ivoire, affronte Alassane Ouattara au second tour d'une élection présidentielle.

Le contexte est tendu : depuis la mort du président Félix Houphouët-Boigny, en 1993, le pays, ancienne colonie française, a vécu une succession de crises politiques et militaires, avec en toile de fond d'importants enjeux économiques.

Gbagbo et Ouattara revendiquent chacun la victoire. La " communauté internationale " prend parti pour Ouattara, alors que le Conseil constitutionnel donne Gbagbo vainqueur. Gbagbo refuse de quitter la présidence, demande un recomptage des vois. Pour la première fois de son histoire, sous l'impulsion de la France, l'ONU entre directement en guerre avec une opération militaire impliquant l'armée française. Le 11 avril 2011, cette intervention se conclut par l'arrestation de Gbagbo, aujourd'hui en détention à la Cour pénale internationale, à la Haye. La crise semble close.

Cependant, les soutiens de Gbagbo sont nombreux, la validité de l'élection de Ouattara est mise en doute, des voix s'élèvent pour contester la version officielle. Qui croire ?