La librairie des peuples noirs

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jeudi 10 août 2017

Mission terminée

Les Éditions des peuples noirs ont procédé à la réédition du roman Mission terminée de MONGO BETI .

Le roi miraculé

Les Éditions des peuples noirs ont procédé à la réédition du roman le roi miraculé de MONGO BETI .

vendredi 9 août 2013

Ville cruelle.Auteur : Eza Boto. Ed. Présence Africaine

    Dans ce premier roman publié sous le pseudonyme d'Eza Boto,
le lecteur découvrira, tracés avec une force qui s'accomplira exemplairement dans les œuvres postérieures, fort célèbres, de Mongo Béti, les drames d'une Afrique dominée, ceux qui opposent les humbles, les simples, les paysans, aux différents types d'exploiteurs du monde politique, économique et religieux.
    Publié en 1954, cette oeuvre dénonce une situation historique qui, en tant de lieux, dans ce monde, est toujours actuelle.

mardi 6 août 2013

La France contre l'Afrique . Retour au Cameroun.Auteur: Mongo Beti, Ed. La découverte/poche

La France contre l'Afrique
Retour au Cameroun

    Depuis le début des années 2000, l'empire post-colonial  de la France en Afrique n'en pas de se décomposer : concurrencée par d'autres puissances, contestée par une jeunesse révoltée, la " Françafrique" semble bien avoir vécu. Mais son empreinte séculaire se fait toujours sentir, et les discours nostalgiques expliquant " comment la France a perdu l'Afrique" n'aident guère à comprendre les drames qui déchirent aujourd'hui le continent.

    Le cas du Cameroun, dirigé depuis 1982 par l'inamovible obligé de l’Élysée Paul Biya, est à cet égard exemplaire. D'où l'importance de lire ou relire ce livre du grand écrivain et militant des libertés Mongo Beti, initialement paru en 1993. Celui-ci n'a rien perdu de son activité, comme l'explique dans une préface inédite s veuve Odile Tobner, qui a poursuivi, à la tête de l'association Survie, le combat longtemps partagé avec son mari.

    Mongo Beti livre ici le récit  de son retour dans son village natal, au sud du Cameroun, après plus de trente ans d'exil. Un récit concret, passionnant, qui part de la vie quotidienne des femmes et des enfants dans la brousse, se poursuit dans les grandes villes rongées par le chômage et la misère, et se termine par une mise en cause radicale de la corruption des élites trop longtemps tenues à bout de bras par l’État français pour maintenir son rêve de grande puissance.

Main basse sur le Cameroun. Autopsie d'une décolonisation. Auteur : Mongo Beti. Ed. La Découverte/poche

Main basse sur le Cameroun
Autopsie d'une décolonisation

    Mongo beti , écrivain camerounais, est connu pour ses romans, notamment ceux des années 1950, qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et dans la lutte contre celui-ci.

    Publié en 1972 par les Éditions François Maspero, Main basse sur le Cameroun était un réquisitoire contre les crimes du président Ahidjo, dictateur du Cameroun par la grâce du néocolonialisme français. Son but fut largement atteint, semble-t-il, puisque le livre fût interdit, saisi, l'éditeur poursuivi, et l'auteur l'objet de multiples pressions et menaces.

    Sa réalisation, 1977, dans une version revue était encore d'une actualité brûlante à l'heure de l'intervention français au Zaïre. Mongo Beti montre en effet que les anciennes colonies d'Afrique occidentale française et d'Afrique équatoriale française, formellement indépendante depuis les années 1960, n'en sont pas moins restés étroitement contrôlées par la France.

    Trente ans plus tard, ce livre reste un document historique majeur, indispensable pour comprendre les évolutions ultérieures de la "Françafrique". Une préface inédite d'Odile Tobner, présidente de Survie, retrace l'histoire mouvementée de ses différentes éditions.

Lettre ouverte aux camerounais ou la deuxième mort de RUBEN UM NYOBE. Auteur: Mongo Beti Editions des peuples noirs 2013

LETTRE OUVERTE
AUX CAMEROUNAIS

    Eté 1984 !

    Les Camerounais enfin débarrassés d'Ahmadou Ahidjo se prennent à rêver de liberté. Renouveau, moralisation, libéralisation ne sont-ils pas les slogans du nouveau président ?

    Au même moment, quelle est l'attitude de Paul Biya, l'homme du Renouveau, à l'égard de Mongo Beti, adversaire intraitrable du dictateur déchu, écrivain connu pour avoir l'oreille des Camerounais ? Répond-il publiquement à ses demandes d'amnistie et d'élections libres ?

Mais non !

    Tout comme hier Ahidjo, Paul Biya s'active à tramer une ténébreuse machination contre l'écrivain exilé. Son rêve, tout comme hier celui d'Ahidjo, n'est pas de convaincre, mais de conteraindre, non de dialoguer, mais de réduire au silence. La répréssion, oui ! la consertation, non !

    Seule différence : Ahidjo vitupérait les opposants et les exilés; en vrai fanatique, il fulminait les imprécations; Paul Biya, lui, pérore doucereusement, en bon petit jésuite. Ahidjo prétendait réduire à merci. Paul Biya ruse : on ne prend pas les mouches avec du vinaigre...

    Des gens à Paris sont assez peu sensés pour fonder le rayonnement de la France sur le maintien à jamais de nos peuples dans l'incapacité juridique et politique du mineur ? Pari stupide comme de juste.

    Il faudra bien que l'Afrique francophone devienne vraiment libre, elle aussi. En attendant, vive la Francophonie, Prix Nobel de la censure et de l'arriération tous azimuts !

- Vous avez dit archaïque ?
- Surtout folklorique !

vendredi 1 mars 2013

Bibliographie de Mongo Beti

Ville cruelle (sous le pseudonyme d’Eza Boto), roman, Présence Africaine, Paris, 1954. Disponible.
Le Pauvre Christ de Bomba, Robert Laffont, Paris, 1956. Réédition Présence Africaine, Paris 1976. Disponible. + d'infos
Mission terminée, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1957. Réédition. Manque.
Le roi miraculé, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1958. Manque.
Main basse sur le Cameroun, essai, François Maspero, Paris 1972. Réédition Editions des Peuples Noirs, Rouen, 1984. Réédition La Découverte Paris 2003. Nouvelle édition, La découverte 2010. Disponible
Perpétue et l’habitude du malheur, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1974. Réédition 2004. Manque.
Remember Ruben, roman, 10/18, Paris, 1974. Réédition Le Serpent à Plumes, Paris 2001. Disponible par correspondance aux Editions des Peuples Noirs
La Ruine presque cocasse d’un polichinelle, éditions des Peuples Noirs, Paris, 1979. Réédition Le Serpent à plumes, Paris 2003. Disponible par correspondance aux Editions des Peuples Noirs (cf ci-dessous)
Les Deux Mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1983. Manque
La revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1984. Manque.
Lettre ouverte aux Camerounais ou la deuxième mort de Ruben Um Nyobé, essai, Editions des Peuples Noirs, Rouen, 1986. Manque
Dictionnaire de la négritude (avec Odile Tobner), L’Harmattan, Paris, 1989. Disponible.
La France contre l’Afrique, retour au Cameroun, essai, La Découverte, Paris, 1993. réédition 2006. Disponible.
L’Histoire du fou, roman, Julliard, 1994. Disponible.
Trop de soleil tue l’amour, roman, Julliard, 1999. Disponible.
Branle-bas en Noir et Blanc, roman, Julliard, 2000. Disponible.
Mongo Beti à Yaoundé, 1991-2001, recueil d’articles, éditions des Peuples Noirs 2005. Disponible (Editions des Peuples Noirs 82, av. de la Porte des Champs, 76000 Rouen France)
Africains si vous parliez (Choix d’articles parus dans la revue Peuples noirs Peuples africains), éd. Homnisphères, 2005. Disponible
Mongo Beti parle (Entretiens avec Ambroise Kom), éd. Homnisphères, 2006. Disponible
Le rebelle,(3 vol.) textes réunis et présentés par A. Djiffack, Gallimard, continents noirs, 2007-2008, Disponible.

On peut lire la revue Peuples Noirs Peuples Africains, publiée par Mongo Beti et Odile Tobner de 1978 à 1991, sur www.mongobeti.org

Mongo Beti : repères biographiques

Mongo BETI, pseudonyme d’Alexandre BIYIDI-AWALA (son premier pseudonyme étant Eza BOTO), né le 30 juin 1932 à Akometam, Cameroun.

Après des études primaires à l’école missionnaire de Mbalmayo, il entre en 1945 au lycée Leclerc à Yaoundé. Bachelier en 1951, il vient en France poursuivre des études supérieures de Lettres à Aix-en-Provence puis à la Sorbonne à Paris.
Il commence sa carrière littéraire avec la nouvelle Sans haine et sans amour, publiée dans la revue Présence Africaine, dirigée par Alioune Diop, en 1953. Un premier roman Ville cruelle, sous le pseudonyme d’Eza Boto suit en 1954, publié aux éditions Présence Africaine.
Mais c’est en 1956 que la parution du roman Le pauvre Christ de Bomba fait scandale par la description satirique qui est faite du monde missionnaire et colonial. Paraissent ensuite Mission terminée, 1957 (Prix Sainte Beuve 1958) et Le Roi miraculé, 1958. Il travaille alors pour la revue Preuves, pour laquelle il effectue un reportage en Afrique. Il travaille également comme maître auxiliaire au lycée de Rambouillet (78, France).
En 1959, il est nommé professeur certifié au lycée Henri Avril à Lamballe (22). Il est admis à l’Agrégation de Lettres classiques en 1966 et enseigne au lycée Corneille de Rouen (76) de cette date jusqu’en 1994.
En 1972 il revient avec éclat à l’écriture. Son livre Main basse sur le Cameroun, autopsie d’une décolonisation est interdit à sa parution par un arrêté du ministre de l’Intérieur, Raymond Marcellin, sur la demande, suscitée par Jacques Foccart, du gouvernement camerounais, représenté à Paris par l’ambassadeur Ferdinand Oyono. Il publie en 1974 Perpétue et Remember Ruben. Après une longue procédure judiciaire, Mongo Beti et son éditeur François Maspéro obtiennent en 1976 l’annulation de l’arrêté d’interdiction de Main basse.
En 1978 il lance, avec son épouse Odile Tobner, la revue bimestrielle Peuples Noirs Peuples Africains, qu’il fait paraître jusqu’en 1991. Cette revue décrit et dénonce inlassablement les maux apportés à l’Afrique par les régimes néo-coloniaux. Pendant cette période paraissent les romans La ruine presque cocasse d’un polichinelle (1979), Les deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama futur camionneur (1983), La revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama (1984), également une Lettre ouverte aux Camerounais ou la deuxième mort de Ruben Um Nyobé (1984) et le Dictionnaire de la négritude (1989, avec Odile Tobner).
En 1991 Mongo Beti retourne au Cameroun, après 32 années d’exil. Il publie en 1993 La France contre l’Afrique, retour au Cameroun. En 1994 il prend sa retraite de professeur. Il ouvre alors à Yaoundé la Librairie des Peuples Noirs et organise dans son village d’Akometam des activités agricoles. Il crée des associations de défense des citoyens, donne à la presse privée de nombreux articles de protestation. Il subit en janvier 1996, dans la rue à Yaoundé, une agression policière. Il est interpellé lors d’une manifestation en octobre 1997. Parallèlement il publie plusieurs romans : L’histoire du fou en 1994 puis les deux premiers volumes, Trop de soleil tue l’amour (1999) et Branle-bas en noir et blanc (2000), d’une trilogie restée inachevée. Il est hospitalisé à Yaoundé le 1er octobre 2001 pour une insuffisance hépatique et rénale aiguë qui reste sans soin faute de dialyse. Transporté à l’hôpital de Douala le 6 octobre, il y meurt le 7 octobre 2001.

lundi 25 février 2013

''Le pauvre Christ de Bomba'', de Mongo Beti (1956)

La présence du Christ en Afrique noire, l'ambiguïté de l'action missionnaire, le problème de l'universalité du message chrétien, ce sont là les questions graves auxquelles Mongo Béti s'affronte dans ce roman où la puissance de la vision et la création de figures romanesques inoubliables (tel le R.P. Drumont) sont à la mesure de l'exigence réaliste et de la verve critique.

Le pauvre Christ de Bomba, ou la passion sans rédemption d'un témoin d'un dieu qui n'était pas noir.