La librairie des peuples noirs

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mardi 7 juillet 2015

France Côte d'Ivoire Une histoire tronquée. Auteur: Fanny Pigeaud. éd. Vents d'ailleurs.

En 2010, Laurent Gbagbo, président sortant de la Côte d'Ivoire, affronte Alassane Ouattara au second tour d'une élection présidentielle.

Le contexte est tendu : depuis la mort du président Félix Houphouët-Boigny, en 1993, le pays, ancienne colonie française, a vécu une succession de crises politiques et militaires, avec en toile de fond d'importants enjeux économiques.

Gbagbo et Ouattara revendiquent chacun la victoire. La " communauté internationale " prend parti pour Ouattara, alors que le Conseil constitutionnel donne Gbagbo vainqueur. Gbagbo refuse de quitter la présidence, demande un recomptage des vois. Pour la première fois de son histoire, sous l'impulsion de la France, l'ONU entre directement en guerre avec une opération militaire impliquant l'armée française. Le 11 avril 2011, cette intervention se conclut par l'arrestation de Gbagbo, aujourd'hui en détention à la Cour pénale internationale, à la Haye. La crise semble close.

Cependant, les soutiens de Gbagbo sont nombreux, la validité de l'élection de Ouattara est mise en doute, des voix s'élèvent pour contester la version officielle. Qui croire ?

samedi 4 juillet 2015

Mongo Beti : une conscience universelle. de la résistance à la prophétie. Auteur : Adama Samaké (dir.). éd. EPU

Mongo Beti fut un écrivain prolixe et iconoclaste dans la marche de la littérature négro-africaine d'expression française. Il fut également l'objet de nombreuses controverses dans les milieux intellectuels et universitaires en particulier. Son écriture est soutenue par une conscience politique forte, certes. Mais au-delà des questions liées au colonialisme, au néocolonialisme, à la dictature, elle se dévoile comme une analyse méticuleuse du choc des cultures. Car elle pose la problématique de la survivance identitaire des cultures minoritaires.

Se voulant une contribution à la commémoration de la mémoire de Mongo Beti, cette réflexion collective trouve tout son sens dans sa tentative de mesurer avec objectivité l'étendue de sa réflexion, son apport à la défense et l'affirmation de la culture, de la civilisation et de l'identité négro-africaines et à l'élaboration d'une civilisation mondiale.

Dictionnaire de l'origine des noms et surnoms des pays Africains. Auteur : Arol Ketchiemen. éd. Favre

Nombreux sont les pays d'Afrique à avoir changé d'appellation au fil du temps, au gré notamment des différentes phases de colonisation et des modifications apportées au tracé des frontières. L'étude des noms de lieux offre ainsi un accès privilégié à l'histoire du continent.

Fruit d'un travail de recherche semé d'embûches, ce dictionnaire retrace l'étymologie et l'évolution des noms et surnoms des pays africains au cours de l'histoire, pour tordre le cou aux inexactitudes et aux idées reçues et rendre hommage aux grands hommes qui ont marqué l'histoire africaine et sont à l'origine des noms de certains Etats.

vendredi 18 avril 2014

Mongo Beti Un écrivain engagé. Auteur: Mohamed Aït-Aarab. Ed. Karthala 2013

     Créateur et militant, Mongo Beti est un personnage difficile à saisir. 

L’œuvre de cet écrivain à la production multiforme est à la fois complexe et singulière. Devant les défis évidents qu'elle pose, la démarche de Mohamed Aït-Aarab est sans précédent . A la fois synchronique et diachronique, Mongo Beti, un écrivain engagé nous donne en effet à lire un essai exhaustif d'appréhension de l’œuvre de Mongo Beti en tenant compte de sa  complexité.

    Certes, l'ouvrage ....

lundi 30 septembre 2013

"Remember Mongo Beti 2013"

Du 3 au 7 octobre, à Yaoundé et Akometam : Conférences, débats, échanges entre écrivains et lecteurs, pèlerinage.

Tout le programme détaillé sur l'affiche à télécharger en annexe ci-dessous.

vendredi 9 août 2013

Ville cruelle.Auteur : Eza Boto. Ed. Présence Africaine

    Dans ce premier roman publié sous le pseudonyme d'Eza Boto,
le lecteur découvrira, tracés avec une force qui s'accomplira exemplairement dans les œuvres postérieures, fort célèbres, de Mongo Béti, les drames d'une Afrique dominée, ceux qui opposent les humbles, les simples, les paysans, aux différents types d'exploiteurs du monde politique, économique et religieux.
    Publié en 1954, cette oeuvre dénonce une situation historique qui, en tant de lieux, dans ce monde, est toujours actuelle.

mardi 6 août 2013

La France contre l'Afrique . Retour au Cameroun.Auteur: Mongo Beti, Ed. La découverte/poche

La France contre l'Afrique
Retour au Cameroun

    Depuis le début des années 2000, l'empire post-colonial  de la France en Afrique n'en pas de se décomposer : concurrencée par d'autres puissances, contestée par une jeunesse révoltée, la " Françafrique" semble bien avoir vécu. Mais son empreinte séculaire se fait toujours sentir, et les discours nostalgiques expliquant " comment la France a perdu l'Afrique" n'aident guère à comprendre les drames qui déchirent aujourd'hui le continent.

    Le cas du Cameroun, dirigé depuis 1982 par l'inamovible obligé de l’Élysée Paul Biya, est à cet égard exemplaire. D'où l'importance de lire ou relire ce livre du grand écrivain et militant des libertés Mongo Beti, initialement paru en 1993. Celui-ci n'a rien perdu de son activité, comme l'explique dans une préface inédite s veuve Odile Tobner, qui a poursuivi, à la tête de l'association Survie, le combat longtemps partagé avec son mari.

    Mongo Beti livre ici le récit  de son retour dans son village natal, au sud du Cameroun, après plus de trente ans d'exil. Un récit concret, passionnant, qui part de la vie quotidienne des femmes et des enfants dans la brousse, se poursuit dans les grandes villes rongées par le chômage et la misère, et se termine par une mise en cause radicale de la corruption des élites trop longtemps tenues à bout de bras par l’État français pour maintenir son rêve de grande puissance.

Main basse sur le Cameroun. Autopsie d'une décolonisation. Auteur : Mongo Beti. Ed. La Découverte/poche

Main basse sur le Cameroun
Autopsie d'une décolonisation

    Mongo beti , écrivain camerounais, est connu pour ses romans, notamment ceux des années 1950, qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et dans la lutte contre celui-ci.

    Publié en 1972 par les Éditions François Maspero, Main basse sur le Cameroun était un réquisitoire contre les crimes du président Ahidjo, dictateur du Cameroun par la grâce du néocolonialisme français. Son but fut largement atteint, semble-t-il, puisque le livre fût interdit, saisi, l'éditeur poursuivi, et l'auteur l'objet de multiples pressions et menaces.

    Sa réalisation, 1977, dans une version revue était encore d'une actualité brûlante à l'heure de l'intervention français au Zaïre. Mongo Beti montre en effet que les anciennes colonies d'Afrique occidentale française et d'Afrique équatoriale française, formellement indépendante depuis les années 1960, n'en sont pas moins restés étroitement contrôlées par la France.

    Trente ans plus tard, ce livre reste un document historique majeur, indispensable pour comprendre les évolutions ultérieures de la "Françafrique". Une préface inédite d'Odile Tobner, présidente de Survie, retrace l'histoire mouvementée de ses différentes éditions.

Lettre ouverte aux camerounais ou la deuxième mort de RUBEN UM NYOBE. Auteur: Mongo Beti Editions des peuples noirs 2013

LETTRE OUVERTE
AUX CAMEROUNAIS

    Eté 1984 !

    Les Camerounais enfin débarrassés d'Ahmadou Ahidjo se prennent à rêver de liberté. Renouveau, moralisation, libéralisation ne sont-ils pas les slogans du nouveau président ?

    Au même moment, quelle est l'attitude de Paul Biya, l'homme du Renouveau, à l'égard de Mongo Beti, adversaire intraitrable du dictateur déchu, écrivain connu pour avoir l'oreille des Camerounais ? Répond-il publiquement à ses demandes d'amnistie et d'élections libres ?

Mais non !

    Tout comme hier Ahidjo, Paul Biya s'active à tramer une ténébreuse machination contre l'écrivain exilé. Son rêve, tout comme hier celui d'Ahidjo, n'est pas de convaincre, mais de conteraindre, non de dialoguer, mais de réduire au silence. La répréssion, oui ! la consertation, non !

    Seule différence : Ahidjo vitupérait les opposants et les exilés; en vrai fanatique, il fulminait les imprécations; Paul Biya, lui, pérore doucereusement, en bon petit jésuite. Ahidjo prétendait réduire à merci. Paul Biya ruse : on ne prend pas les mouches avec du vinaigre...

    Des gens à Paris sont assez peu sensés pour fonder le rayonnement de la France sur le maintien à jamais de nos peuples dans l'incapacité juridique et politique du mineur ? Pari stupide comme de juste.

    Il faudra bien que l'Afrique francophone devienne vraiment libre, elle aussi. En attendant, vive la Francophonie, Prix Nobel de la censure et de l'arriération tous azimuts !

- Vous avez dit archaïque ?
- Surtout folklorique !

vendredi 1 mars 2013

Bibliographie de Mongo Beti

Ville cruelle (sous le pseudonyme d’Eza Boto), roman, Présence Africaine, Paris, 1954. Disponible.
Le Pauvre Christ de Bomba, Robert Laffont, Paris, 1956. Réédition Présence Africaine, Paris 1976. Disponible. + d'infos
Mission terminée, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1957. Réédition. Manque.
Le roi miraculé, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1958. Manque.
Main basse sur le Cameroun, essai, François Maspero, Paris 1972. Réédition Editions des Peuples Noirs, Rouen, 1984. Réédition La Découverte Paris 2003. Nouvelle édition, La découverte 2010. Disponible
Perpétue et l’habitude du malheur, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1974. Réédition 2004. Manque.
Remember Ruben, roman, 10/18, Paris, 1974. Réédition Le Serpent à Plumes, Paris 2001. Disponible par correspondance aux Editions des Peuples Noirs
La Ruine presque cocasse d’un polichinelle, éditions des Peuples Noirs, Paris, 1979. Réédition Le Serpent à plumes, Paris 2003. Disponible par correspondance aux Editions des Peuples Noirs (cf ci-dessous)
Les Deux Mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1983. Manque
La revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, roman, Buchet-Chastel, Paris, 1984. Manque.
Lettre ouverte aux Camerounais ou la deuxième mort de Ruben Um Nyobé, essai, Editions des Peuples Noirs, Rouen, 1986. Manque
Dictionnaire de la négritude (avec Odile Tobner), L’Harmattan, Paris, 1989. Disponible.
La France contre l’Afrique, retour au Cameroun, essai, La Découverte, Paris, 1993. réédition 2006. Disponible.
L’Histoire du fou, roman, Julliard, 1994. Disponible.
Trop de soleil tue l’amour, roman, Julliard, 1999. Disponible.
Branle-bas en Noir et Blanc, roman, Julliard, 2000. Disponible.
Mongo Beti à Yaoundé, 1991-2001, recueil d’articles, éditions des Peuples Noirs 2005. Disponible (Editions des Peuples Noirs 82, av. de la Porte des Champs, 76000 Rouen France)
Africains si vous parliez (Choix d’articles parus dans la revue Peuples noirs Peuples africains), éd. Homnisphères, 2005. Disponible
Mongo Beti parle (Entretiens avec Ambroise Kom), éd. Homnisphères, 2006. Disponible
Le rebelle,(3 vol.) textes réunis et présentés par A. Djiffack, Gallimard, continents noirs, 2007-2008, Disponible.

On peut lire la revue Peuples Noirs Peuples Africains, publiée par Mongo Beti et Odile Tobner de 1978 à 1991, sur www.mongobeti.org

Mongo Beti : repères biographiques

Mongo BETI, pseudonyme d’Alexandre BIYIDI-AWALA (son premier pseudonyme étant Eza BOTO), né le 30 juin 1932 à Akometam, Cameroun.

Après des études primaires à l’école missionnaire de Mbalmayo, il entre en 1945 au lycée Leclerc à Yaoundé. Bachelier en 1951, il vient en France poursuivre des études supérieures de Lettres à Aix-en-Provence puis à la Sorbonne à Paris.
Il commence sa carrière littéraire avec la nouvelle Sans haine et sans amour, publiée dans la revue Présence Africaine, dirigée par Alioune Diop, en 1953. Un premier roman Ville cruelle, sous le pseudonyme d’Eza Boto suit en 1954, publié aux éditions Présence Africaine.
Mais c’est en 1956 que la parution du roman Le pauvre Christ de Bomba fait scandale par la description satirique qui est faite du monde missionnaire et colonial. Paraissent ensuite Mission terminée, 1957 (Prix Sainte Beuve 1958) et Le Roi miraculé, 1958. Il travaille alors pour la revue Preuves, pour laquelle il effectue un reportage en Afrique. Il travaille également comme maître auxiliaire au lycée de Rambouillet (78, France).
En 1959, il est nommé professeur certifié au lycée Henri Avril à Lamballe (22). Il est admis à l’Agrégation de Lettres classiques en 1966 et enseigne au lycée Corneille de Rouen (76) de cette date jusqu’en 1994.
En 1972 il revient avec éclat à l’écriture. Son livre Main basse sur le Cameroun, autopsie d’une décolonisation est interdit à sa parution par un arrêté du ministre de l’Intérieur, Raymond Marcellin, sur la demande, suscitée par Jacques Foccart, du gouvernement camerounais, représenté à Paris par l’ambassadeur Ferdinand Oyono. Il publie en 1974 Perpétue et Remember Ruben. Après une longue procédure judiciaire, Mongo Beti et son éditeur François Maspéro obtiennent en 1976 l’annulation de l’arrêté d’interdiction de Main basse.
En 1978 il lance, avec son épouse Odile Tobner, la revue bimestrielle Peuples Noirs Peuples Africains, qu’il fait paraître jusqu’en 1991. Cette revue décrit et dénonce inlassablement les maux apportés à l’Afrique par les régimes néo-coloniaux. Pendant cette période paraissent les romans La ruine presque cocasse d’un polichinelle (1979), Les deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama futur camionneur (1983), La revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama (1984), également une Lettre ouverte aux Camerounais ou la deuxième mort de Ruben Um Nyobé (1984) et le Dictionnaire de la négritude (1989, avec Odile Tobner).
En 1991 Mongo Beti retourne au Cameroun, après 32 années d’exil. Il publie en 1993 La France contre l’Afrique, retour au Cameroun. En 1994 il prend sa retraite de professeur. Il ouvre alors à Yaoundé la Librairie des Peuples Noirs et organise dans son village d’Akometam des activités agricoles. Il crée des associations de défense des citoyens, donne à la presse privée de nombreux articles de protestation. Il subit en janvier 1996, dans la rue à Yaoundé, une agression policière. Il est interpellé lors d’une manifestation en octobre 1997. Parallèlement il publie plusieurs romans : L’histoire du fou en 1994 puis les deux premiers volumes, Trop de soleil tue l’amour (1999) et Branle-bas en noir et blanc (2000), d’une trilogie restée inachevée. Il est hospitalisé à Yaoundé le 1er octobre 2001 pour une insuffisance hépatique et rénale aiguë qui reste sans soin faute de dialyse. Transporté à l’hôpital de Douala le 6 octobre, il y meurt le 7 octobre 2001.

lundi 25 février 2013

Vendredi 1er mars, 15h30 : L’Affaire de la philosophie africaine, Au-delà des querelles (conférence dédicace)

INVITATION Le Pr Fabien Eboussi Boulaga et la librairie des Peuples Noirs ont le plaisir de vous inviter, le vendredi 1er mars 2013 à 15h30 à son siège sis à Tsinga (face supermarché Max), pour une __Conférence dédicace Avec Fabien Eboussi Boulaga__ autour de son livre __L’Affaire de la philosophie africaine Au-delà des querelles.__

Suivi D’une conversation autour de l’œuvre de Fabien Eboussi Boulaga  Note de lecture de Jean-Bertrand Amougou, Chargé de cours, département de philosophie, université de Yaoundé I. Votre présence nous honorerait au plus haut point.

Prix de l'ouvrage : 10 000 FCFA (Stock très limité) Contacts :

77 31 48 98
22 21 44 04

74 35 40 41

''Le pauvre Christ de Bomba'', de Mongo Beti (1956)

La présence du Christ en Afrique noire, l'ambiguïté de l'action missionnaire, le problème de l'universalité du message chrétien, ce sont là les questions graves auxquelles Mongo Béti s'affronte dans ce roman où la puissance de la vision et la création de figures romanesques inoubliables (tel le R.P. Drumont) sont à la mesure de l'exigence réaliste et de la verve critique.

Le pauvre Christ de Bomba, ou la passion sans rédemption d'un témoin d'un dieu qui n'était pas noir.

jeudi 13 décembre 2012

Jean-Joseph Rabearivelo-Oeuvres complètes - Tome I

  • Jean-Joseph Rabearivelo
  • Oeuvres complètes - Tome I
  • Le diariste (Les Calepins bleus) - L'épistolier - Le moraliste
  • Serge Meitinger, Liliane Ramarosoa et Claire Riffard (dir.)
  • Paris : CNRS Editions, coll. "Planète Libre", 2010.
  • EAN : 9782271070555
  • 1274 pages
  • 33,25 EUR

Présentation de l'éditeur :

L'auteur :

Léopold Sédar Senghor voyait en lui le « Prince des poètes malgaches ».

Jean-Joseph Rabearivelo (1903-1937) entre en littérature comme on tombe amoureux. Imaginez, au début du XXe siècle, au coeur d'une île en ce temps soumise à la France coloniale, un jeune homme de couleur qui découvre en lui le don de l'expression, associé à l'amour des Lettres et de la langue française. Il oeuvre dès lors à se faire - en deux langues et avec quel talent ! - poète, journaliste et critique, dramaturge et romancier, historien de sa tradition et traducteur de textes anciens comme de textes modernes… Rien n'échappe à son emprise créatrice.

Supposez à présent que cette oeuvre majeure soit restée largement inconnue ou introuvable jusqu'à ce qu'en 2008 les enfants de l'écrivain ouvrent la porte de leurs archives à une équipe internationale de chercheurs ; vous obtenez une aventure scientifique et éditoriale sans équivalent, qui livre ici ses premiers résultats.

Le livre : En ce premier volume des oeuvres complètes, entièrement inédit, c'est d'abord Jean-Joseph Rabearivelo par lui-même qui apparaît. Un moraliste, à la manière de Gide. Un infatigable épistolier, en lien avec les milieux littéraires du monde entier auxquels il fait découvrir la culture et la littérature malgache. Un diariste enfin dans les Calepins bleus (1933-1937), journal intime longtemps tenu secret pour son caractère sulfureux, souvent réchappé du feu selon les mots de Rabearivelo (1/12/35) : « Ai encore une fois velléité de brûler tous mes Calepins bleus. En suis dégoûté – tellement c'est ou trop nu (jusqu'à montrer les os) ou trop habillé (comme une catin âgée mais ayant toujours besoin de vivre). » Au lecteur de se faire une juste idée de cette âpre nudité et de ces fards parfois capiteux en se plongeant dans le flux de cette vie écrite !

L'équipe de recherche : Coordonnée par Serge Meitinger, Liliane Ramarosoa et Claire Riffard, elle se place sous l'égide de l'équipe « Manuscrit Francophone » du laboratoire ITEM (Institut des Textes et des Manuscrits Modernes, CNRS-ENS) et de l'AUF (Agence universitaire de la Francophonie ).

Cet ouvrage est le deuxième de la collection « Planète libre » dirigée par Pierre-Marc de Biasi et Marc Cheymol.

Responsable : Serge MEITINGER, Liliane RAMAROSOA, Claire RIFFARD

Jean-Joseph Rabearivelo, Œuvres complètes. Tome II

Le poète – Le narrateur – Le dramaturge Le critique – Le passeur de langues – L’historien

Imaginez, en ce début du vingtième siècle, au cœur d’une île à ce moment soumise à la France, un jeune homme de couleur qui découvre en lui le don de l’expression, associé à l’amour des Lettres et de la langue française ! Conscient de son génie, Jean-Joseph Rabearivelo, né en 1903, travaille ainsi à devenir le premier « intellectuel » de sa nation. Poète, journaliste et critique, romancier et dramaturge, historien et traducteur, il s’efforcera de maintenir l’équilibre entre l’apport natal et l’essor que lui permet un médium étranger prestigieux.

Lui qui se dit « fils des Rois d’une époque abolie », mais vit durement son statut de bâtard, il sera l’éclat et l’illustration de sa « race ». Cela passe par la maîtrise de la langue du conquérant et par l’excellence qu’il saura montrer dans le champ littéraire d’une des plus anciennes civilisations d’Europe. Néanmoins, il n’oublie pas et n’oubliera jamais la langue et la civilisation malgaches. Sa perspective intellectuelle, littéraire, esthétique et critique, est toute tracée, et son vœu le plus cher est de mettre en contact, de faire passer l’une dans l’autre les deux cultures qui sont les siennes : l’européenne (la française plus particulièrement) et la malgache.

Son étonnante créativité ne se contente pas d’exploiter les modèles en vigueur, et la maîtrise de la langue française ne signi1ie pas soumission intellectuelle et morale au conquérant. Cette langue venue d’ailleurs, imposée d’abord par la force des armes mais passionnément aimée, peut devenir, au point de passage des langues, un outil d’ouverture au monde et à l’universalité de la littérature en tant qu’expression de la dignité humaine.

Ce second tome de ses œuvres complètes comprend d’abord l’œuvre essentiel, c’est-à-dire l’œuvre de création – la poésie, les récits, les pièces de théâtre –, puis l’œuvre de l’éminent passeur de cultures et de civilisations qu’il fut durant toute sa fulgurante carrière – les traductions de poèmes malgaches traditionnels et contemporains vers le français –, et enfin la contribution de l’intellectuel engagé et créateur à la fois – les articles critiques et les essais d’histoire.

Coordonné par Serge Meitinger, Laurence Ink, Liliane Ramarosoa et Claire Riffard. Sous l’égide de l’ITEM (Institut des textes & manuscrits) et de l’Agence universitaire de la francophonie.

vendredi 31 août 2012

Bienvenue à la librairie des peuples noirs

vendredi 25 mai 2012

Contre Biya, Procès d'un tyran de Patrice Nganang, Editions Assemblage, 2011

biya Ce livre est la collection d’articles publiés pour la plupart dans des journaux camerounais, entre 2003 et 2011. Ils ont été écrits comme des commentaires directs par rapport à des évènements spécifiques de la politique camerounaise, et ont circulé abondamment sur internet. Ils analysent donc des évènements politiques, du point de vue d’un citoyen et d’un écrivain qui oeuvre pour des changements fondamentaux dans le pays de sa naissance. Ainsi ils présentent la descente rapide de son pays dans les profondeurs de la violence, symbolisée particulièrement par les émeutes de février 2008, avec leurs centaines de morts et milliers d’arrestations, et ils sont également l’archive de l’implication effective d’un écrivain dans des cas bien précis: le procès de Mouafo Djontu en 2009, le débat autour du changement d’articles de la constitution en 2008, la campagne pour la libération du chanteur Joe la Conscience en 2008, et la campagne pour la libération de l’écrivain Bertrand Teyou en 2011. Ils présentent cependant aussi la naissance de l’espoir, particulièrement à l’ombre des révoltes de Tunisie et d’Egypte en février 2011, tout comme les espoirs qui au Cameroun sont liés aux élections présidentielles prochaines, de voir un changement de régime. La thèse principale du livre est que défaire la tyrannie n’est possible qu’à travers une culture de responsabilité, qui commence au niveau le plus élevé de l’Etat: avec le président de la république du Cameroun lui-même. Les stratégies que le livre utilise consistent d’abord à séparer le président de la république du Cameroun de tous les oripeaux qu’il utilise pour se protéger lui-même tout comme sa fonction contre toutes formes de critique et de procès. Le livre utilise des méthodes stylistiques et littéraires pour atteindre ses buts: l’adresse directe sous la forme de lettres, la satire, etc. Ensuite le livre s’attaque à l’oeuvre de Biya, insistant particulièrement sur les violations des droits du citoyen de cette dernière décennie, les violations particulières de la loi, tout comme de la constitution. L’argument essentiel du livre est sa volonté de créer un espace de dissidence, mais aussi celle de découvrir les poches d’opposition, tout comme les personnalités qui pourraient incarner celle-ci. Se basant sur des débats publics comme celui sur l’homosexualité, sur l’écriture Anglophone, les révoltes de la faim en 2008, il présente une défense de la démocratie qui est fondée sur le respect des droits humains. Les exemples de Joe la Conscience et de Bertrand Teyou deviennent ainsi des cas précis dans un argumentaire général pour une défense du changement. La publication de ces articles est un pas de plus dans la formulation d’une écriture politique différente en Afrique, car Contre Biya n’est pas seulement centré sur des cas dans lesquels l’écrivain lui-même était impliqué, il créé un espace de possibilité pour un tribunal citoyen, le Tribunal Article 53, qui réunit des personnalités du monde entier, dont certaines habitent au Cameroun, autour de la volonté de: changer un article de la constitution, l’article 53, qui donne une immunité sans limite à l’actuel président de la république du Cameroun et à ses successeurs; constituer un dossier d’accusation contre Paul Biya en préparation d’un procès effectif; organiser un tribunal citoyen durant lequel des témoignages de victimes de son régime seront écoutés et un jugement sur les années Biya sera formulé collectivement. Le livre Contre Biya est ainsi un pas de plus vers une littérature politique écrite par des écrivains africains, car il est surtout un appel à passer à l’acte. Il créé un espace pour une forme d’écriture beaucoup plus actionnable que simplement dénonciatrice. Le livre est une introduction aux témoignages des victimes du régime de Biya dont il prélude la collection.

mercredi 2 mai 2012

Manifeste d'une nouvelle littérature africaine de Patrice Nganang, Editions Omnisphères 2007

Chantal_4.jpg ON NE PEUT PLUS ECRIRE AUJOURD'HUI en Afrique comme si le génocide de 1994 au Rwanda n'avait jamais eu lieu. Ce génocide n'est pas seulement la culmination sur le continent africain du temps de la violence. Il est aussi le symbole d'une idée qui désormais fait corps avec la terre africaine: "l'extermination de masse perpétrée par des africains sur des africains".

Abobo la guerre - Côte d'ivoire:terrain de jeu de la France et de l'ONU de Leslie Varenne, Editions Mille et une nuits, 2012

abobo Côte d'Ivoire, novembre 2010.L'élection présidentielle a laissé un goût amer. Organisée auforceps par une coalition internationale soutenue par l'ONU et dirgée par la France de Nicolas Sarkozy, elle n'a rien réglée de la crise profonde que traverse ce pays depuis dix ans. Bien au contraire, elle l'a plongé dans la confusion, rendant son avenir incertain et périlleux. Au terme d'un an d'enquête et de multiples reportages, Leslie Varenne révèle dans cet ouvrage percutant les coulisses d'un conflit meurtrier dont nul ne mesure encore les effets.Elle dénonce les innombrables mensoges des autorités. Elle démontre notamment qu'en dépit des multiples dénégationsde Paris, Laurent Gbagbo, le président sortant, a bien été enlevé par le GIGN, et donc par la France. Alassane Ouattara, globalement démocratique élu, mais militairement installé par une armée étrangère, ne voit-il pas sa légitimité entamée? Ce livre raconte aussi l'histoire tragique des habitants de l'immense commune d'Abobo, quartier déshérité du nord d'Abidan qui a été au coeur de cette guerre. Depuis ce lieu stratégique , bastion pro-Ouattara, on découvre le jeu cynique des dirigeants, leurs manipulations, leurs trahisons, et comment les deux camps ont délibérément envoyé la population civile à l'abattoir pour servir leurs desseins.

samedi 10 décembre 2011

L'Affaire de la philosophie africaine de Fabien Eboussi Boulaga (Editions Karthala 2011) disponible à la Librairie des Peuples Noirs

l-affaire-de-la-philosophie-africaine-au-dela-des-querelles.jpg L'affaire de la philosophie? En quoi consiste-t-elle? On peut l'entendre comme l'ensemble des querelles et des débats qui ont tournés autour des questions telles que:

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